dimanche 21 février 2016

L'affaire Orelsan: sexisme décomplexé sous couvert de liberté d'expression

Quand Dieudonné et ses fans avançaient l'argument du second degré pour légitimer ses propos antisémites, tous ses détracteurs étaient d'accord pour trouver l'excuse non recevable et la justice leur a, heureusement, donné raison. 
Aujourd'hui, le même motif est donné par Orelsan et ses admirateurs mais cette fois, après appel, la justice donne finalement raison au rappeur... 
En quoi cela est-il différent?!
Dans les deux cas, il s'agit d'un "artiste" et, l'un « humoriste », l'autre rappeur, sous prétexte de parler au nom d'un personnage de fiction calomnient qui les juifs, qui les femmes jusqu’à proférer des menaces à leur encontre. 
La différence ? Le groupe visé…
Il est inadmissible de sous-entendre qu’une personne mériterait les chambres à gaz et on condamne les provocations à la haine raciale mais en revanche pas de problème pour traiter les femmes de « sales putes » ou menacer de les violenter ?! Après tout, à en croire la cour d’appel de Versailles, il s’agit de liberté d’expression et « le rap  se veut le reflet d’une génération désabusée et révoltée ». Alors, laissons dire… 
Non ! La liberté d’expression ne permet pas d’insulter un groupe de personnes et la « forme artistique » n’excuse aucune parole ordurière ni aucun appel au meurtre !
De même qu’on ne tolère ni le racisme, ni les insultes à l’encontre des religions, on ne peut approuver le sexisme et l’apologie du meurtre sous quelque forme que ce soit.