samedi 16 novembre 2013

zones érotiques

Lorsque l'on demande aux femmes et aux hommes ce qu'ils regardent en premier chez le sexe opposé, les réponses sont assez souvent les mêmes. D'après un sondage du Daily Mail, les unes regardent d'abord les yeux, le sourire, la taille, les cheveux puis le style vestimentaire quand les autres avouent regarder les yeux, le sourire, les seins, les cheveux, le poids, les jambes, les fesses puis la taille. Ces réponses peuvent sembler un peu étonnantes voire hypocrites, surtout de la part des femmes. En même temps, n'oublions pas qu'il s'agit d'une étude anglaise ^^.  En fouillant un peu sur les sites féminins et leurs forums, les femmes sont moins pudibondes. Elles parlent toujours des yeux et du sourire mais aussi des mains, des fesses ou des cuisses des hommes.
A la question: "qu'est-ce qui vous attire chez le sexe opposé", les réponses sont beaucoup moins physique, mis à part l'apparence en général. Les unes et les autres vont orienter leurs réponses vers la personnalité ou le charme.
Cet été, le Daily Mail (encore lui) relayait une étude britannique très sérieuse menée par des neuroscientifiques (c'est dire si c'est sérieux) sur les parties du corps considérées comme les plus érotiques. 
Chez les femmes, viennent d'abord les lèvres, la nuque, la poitrine, les fesses et les hanches. Chez les hommes, on trouve les lèvres, l'intérieur des cuisses, la nuque, les tétons et le bas du dos. Intéressant de voir que certaines zones sont communes aux deux sexes. 
J'ai découvert cette étude par hasard, car je pensais justement à la perception érotique que l'on pouvait avoir des différentes parties du corps. Chez les hommes que j'ai pu rencontrer, ces zones qui avaient pu être très érotiques à mes yeux différaient de l'un à l'autre. Ce qui peut me plaire ou m'attirer physiquement chez un homme à un caractère plutôt général mais si je réfléchis à ce que j'ai pu trouver d'érotique dans leur physique, cela dépend de chacun d'eux. Le torse chez l'un, le regard, l'avant-bras ou les mollets chez d'autres.... Ces détails peuvent sembler étonnants, mais l'excitation est une chose étrange, n'est-il pas?
Mais dites-moi, vous, qu'est-ce qui vous trouble chez l'autre?

Sources:

forums divers et variés

des difficultés de la maternité au travail

Pas facile, la vie professionnelle de femme dans un monde d'hommes, qui plus est ouvrier à tendance patriarcal. Et quand on attend un heureux événement, cela ne s'arrange pas vraiment.

Du fait de mon métier, j'ai du avoir un aménagement de poste dès que j'ai su que j'étais enceinte. J'ai donc du prévenir mon chef rapidement. Dans mon ancienne entreprise, mon patron, avec lequel les relations étaient déjà très difficiles, a mal pris la nouvelle et a osé me parlé comme à une ado qui aurait fait une bêtise. J'avais presque 30 ans.... Il n'avait (heureusement) aucune solution à me proposer et j'ai été arrêtée très rapidement.

Cette fois, cela s'est beaucoup mieux passé mais pour autant pas comme cela devrait être. 
Quand je suis arrivée aux ST, notre ingénieur était unE ingénieurE. Si elle avait été encore présente, les choses ne se seraient pas passées ainsi.
Le jour de mon rendez-vous avec la médecine préventive, Grand-Chef était en vacances. Je suis donc allée voir son remplaçant, un des référents d'ateliers, beaucoup plus jeune et "moderne". Il m'a félicitée, demandée ce qui pourrait m'intéresser comme poste en attendant et dit que l'on trouverai une solution idéale pour tous. Le lundi suivant, Grand-Chef était de retour. Comme prévu, son remplaçant l'a tenu au courant de la situation. Le lendemain, j'étais convoquée dans le bureau de Grand-Chef, mon chef d'atelier avec moi, et dans son bureau était présent mon référent mais aussi les autres.... Je ne pensais pas que mon "cas" devait mobilisé autant de monde...
"Vous avez quelque chose à me dire?" Ouch! Comme une impression d'infantilisation.  Il ne pouvait pas simplement dire: "J'ai appris la nouvelle, félicitations."? Non, Monsieur, je n'ai rien à vous dire! Et d'ailleurs, si j'avais le choix, je ne vous dirais rien avant ma famille et mes amis. Quant à l'avis de la médecine préventive qui m'interdit de travailler avec des produits toxiques: "on va y réfléchir". 


Le lendemain, me revoilà dans le bureau de Grand-Chef avec mon référent et mon chef d'atelier. Passons sur les "Vous n'avez pas choisit le bon métier", "C'est peut-être l'occasion de faire une formation pour changer de secteur" (je ne savais pas que l'on pouvait obtenir une formation du jour au lendemain... Voilà trois ans que j'attends des suites pour mes demandes....), "Mon père était peintre en bâtiment et je ne suis pas devenu idiot à cause du white" et  autres "La grossesse n'est pas une maladie" Qui a dit le contraire?
A l'écouter, il n'y avait pas d'autre poste pour moi. Autant dire qu'il n'allait pas se bouger pour me trouver autre chose dans un autre service, alors qu'il lui suffisait de se mettre en contact avec la médecine préventive. Fort heureusement, j'avais déjà réfléchit au problème et avait une solution qui convenait parfaitement à mon chef d'atelier.

Un accord permet aux agents de la fonction publique hospitalière de bénéficier d'une heure de moins en début ou fin de journée à partir du premier jour du troisième mois de grossesse, tant que cela ne nuit pas au bon fonctionnement du service. Dans tous les services, cette heure est accordée d'office ou presque.
Bien avant la date fatidique, j'en avais parlé à mon chef d'atelier qui gère nos plannings et n'y voyait aucun inconvénient. Le jour J, je lui en reparle. Pas de soucis, il verra avec Grand-Chef comment il le note sur le logiciel de présence (notre secrétaire était alors en congé mater). 
Trois jours plus tard, convocation chez Grand-Chef (je n'y serais jamais autant allée que ces derniers temps). Pour commencer, on fait le pont sur la situation. J'ai de quoi m'occuper et aide au maximum mes collègues (cela confirmé par mon chef d'atelier) mais il ose me dire que si j'avais été en arrêt dès le début il aurait pu demander à me remplacer... Etonnant, quand quelques semaines plus tôt, les RH lui disaient qu'aucun remplacement ne serait envisagé et que ce n'est de toutes façons pas la politique de la maison depuis pas mal de temps déjà.  Sinon, pour mon heure, il s'était renseigné auprès du pôle du personnel de notre service. D'après notre chargée des RH, il fallait une demande écrite. Soit. La majorité des chefs de service s'en passent mais Monsieur est bureaucrate. Je veux bien la lui faire. Par contre, d'après elle, il ne s'agirait pas d'une heure en moins mais de deux pauses d'une demi-heure à répartir dans la journée... Etrange. Je n'avais pas du tout ces informations. Je décide donc de me renseigner à nouveau autrement que via l'intranet avant de lui donner sa lettre. Et de fait, on me confirme mes renseignements, référentiel du temps de travail à l'appui. Quant à l'histoire des deux demi-heures: cela concerne l'allaitement.
Le lendemain matin, lettre en main, je passe voir Grand-Chef dans son bureau et lui explique les choses en quelques mots. "Je vais appeler pour dire qu'une responsable du pôle personnel ne fait pas bien son travail!" No comment.
Dans l'après midi, j'y retourne: "C'est bon, ou je dois prendre du temps pour aller chercher mon fils?" "Ah oui! Où ai-je mis votre courrier?..." Petit de jeu de Grand-Chef qui finit par me dire "Bon, je vous accorde votre heure". "Merci Monsieur" Monsieur est trop bon. 
J'apprendrais quelques jours plus tard par notre secrétaire que quand elle était allée le voir pour son heure, il la lui avait accordée sans faire de chichi. 

Avec certains de mes collègues, les relations ne s'arrangent pas vraiment non plus.
L'un ne comprend pas que j'aille déjeuner sans eux plutôt que d'attendre qu'ils aient fini leur "débriefing" dans les vapeurs de peinture et autres produits et de profiter de leur compagnie.
Un autre, parce que je ne peux m'occuper que des préparations, me laisse les faire s'en déchargeant au maximum, même quand il aurait le temps de s'en occuper. Rassurez-vous, je ne me laisse pas tondre non plus. 

Heureusement, d'autres sont au petits soins! Mais quelque chose me dit que je ne suis pas au bout de mes surprises....



vendredi 26 avril 2013

J'aime un Homme Nouveau!

Mais si! Vous savez! L'homme nouveau! Celui dont on nous parle depuis quelques temps et que certains médias font passer comme totalement soumis face aux femmes. J'ai même lu que certains annonçaient la fin du Mâle (PMA, eugénisme, tout ça machin.....) Non mais faut pas pousser!

Notre société évolue et le macho patriarche qui travaille pendant que bobonne s'occupe des mioches à la maison et qui met les pieds sous la table en rentrant avant d'aller lire son journal dans le canapé sans aider son épouse à coucher les enfants et faire la vaisselle est en train de disparaître  Vous allez me dire que je grossis un peu le trait. Soit. Mais j'ai quand même dans mon entourage des hommes qui ne sont pas si éloignés de ce modèle.
Depuis quelques temps émerge un nouveau type d'homme. Il discute avant de cogner mais ne se laisse pas marcher sur les pieds pour autant, il met la main à la pâte, s'occupe des enfants, ne se sent pas émasculé parce que sa femme gagne plus que lui, n'a pas peur de ses faiblesses...

L'homme nouveau considère la maison comme son territoire au même titre que celui de sa compagne. Il ne se contente pas du garage et de la voiture ou du jardin (enfin du potager, parce que les fleurs c'est un truc de gonzesses). Il participe à son aménagement, et ce pas seulement en bricolant, et donne son avis sur la décoration. De même, la chambre à coucher qui était souvent décorée par la femme pour elle, sans considération pour les goûts de son homme qui n'en avait de toute façons pas grand-chose à faire, perd ses frous frous  et ses fleurs pour une décoration plus neutre qui plaira aux deux membres du couple. Quand à la cuisine, elle est devenue son espace tout autant, voire plus, que celui de madame. (Et là, en relisant, je m'aperçoit que je parle d'hommes hétérosexuels.... En même temps, les homosexuels qui s'assument sont déjà passés du côté de la force depuis longtemps...)

L'homme nouveau s'implique dans l'éducation et la vie de ses enfants dès leur naissance. Il est vrai qu'il a fallu du temps avant que les hommes ne rentrent dans les salles d'accouchement. Le lien père-enfant ne commence vraiment qu'à la naissance, contrairement à celui mère-enfant qui se développe au cours de la grossesse. Un père ne sent vraiment père qu'au moment où il tient son enfant dans ses bras et associé à l'émotion du moment, ce lien n'en est que plus fort. Il y a quelques dizaines d'années à peine, seules les femmes s'occupaient des bébés et des jeunes enfants. Les pères ne s'y mettaient que quand l'enfant commençait à marcher et parler. Quand il devenait "vraiment intéressant". Mais ça, c'était avant.
Les nouveaux pères sont aux petits soins pour leurs chérubins alors qu'ils tiennent encore dans le creux de leur main... (So cute!) On disait autrefois que les mères (et elles seules) savaient reconnaître les différents pleurs de leurs bébés. Les pères d'aujourd'hui en sont tout aussi capables. Et tout au long de l'enfance et du développement de leurs marmots, ils se montrent beaucoup plus présents et attentifs que ne l'étaient les hommes des générations précédentes. J'ai passé rapidement en revue les pères que j'ai parmi mes amis et connaissances et tous ou presque font partie de ces nouveaux pères. 

L'homme nouveau est pour l'égalité homme/femme que ce soit dans le domaine professionnel, personnel et même sexuel. De plus en plus gêné par les pubs genrées, il s'insurge devant celles ne s'adressant qu'aux mamans quand il s'agit d'aliments pour bébés ou de couches-culottes. (De là à dire qu'il est féministe, il n'y a qu'un pas... :))

Il y a quelques temps, on disaient aux hommes de laisser parler leur côté féminin. Nous n'en somme plus là. L'homme nouveau s'assume tel qu'il est avec ses forces et ses faiblesses. Il a abandonné le modèle du macho mais reste un homme, un vrai. 
Il a compris qu'après tout, il n'est qu'un homme....



A lire aussi:

http://www.causette.fr/articles/lire-article/article-549/le-nouvel-a-ge-d-homme.html
http://www.hebdo.ch/lhomme_reacuteconcilieacute_24505_.html

jeudi 18 avril 2013

Quelque chose de pourri....

Il y a deux mois, un concours sur titre a été ouvert pour trois places disponibles dans le grade supérieur au mien.  Grade pratiquement obtenu car concours plus ou moins ouvert pour deux de mes collègues et moi, mais par acquis de conscience je décide joindre une lettre de motivation, totalement facultative (si, si, c'est marqué: "pièces facultatives pouvant être jointes"), à mon dossier. Si jamais quelqu'un d'autre tente de se présenter, cela peut faire la différence. 
Hier, je regarde les résultats tout juste parus et là, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que le troisième nom n'était pas le mien! Un nom inconnu, d'un autre service et d'un autre site que le nôtre. Je vais voir mon référent, tout aussi surpris que moi de ce résultat. Notre chef de service étant absent, nous ne pouvions avoir plus d'informations sur le moment. Ce matin, je retourne voir mon référent. Le grand manitou (que pour ma part, je n'ai pas vu de la journée), s'est renseigné et le choix s'est fait pour une raison d'ancienneté. De son côté, mon supérieur a ressorti nos dossiers, histoire de voir s'il ne pouvait y avoir une autre raison. Tout ce qu'il a pu trouver c'est qu'un de mes collègues promu arrivé un mois avant moi (mais titularisé en même temps) avait un échelon de moins.... Effectivement, ma non-nomination n'est due qu'à une histoire d'ancienneté. Qu'importe que vous fassiez ou non du bon travail, que vous soyez ou non bien noté par vos supérieurs, le "jury" chargé de nommé les accédants au grade supérieur ne s'intéresse qu'à votre ancienneté. Ma lettre de motivation? Ils n'ont même pas du prendre la peine de la lire. Mes collègues, sont déçus pour moi mais les anciens en viennent vite à dire que c'est malheureusement souvent comme ça que ça se passe. Que ça leur est arrivé aussi. Mais "c'est comme ça". C'est comme ça, alors on ne fait rien. On ne dit rien, on fait avec. La promotion viendra plus tard. On est pas à un an près.... Ben non! Quand au fait que c'est quand même totalement injuste, c'est pareil. 
Tu m'étonnes que les choses ne changent pas! Si on laisse tout passer, elles ne sont pas près de changer. Et dans le système des ressources humaines de notre cher service public, cela fait des années que les agents laissent faire. C'est comme pour le reste. On a toujours fait comme ça.
Et je ne suis pas la seule à être lésée par notre système. Certains de mes collègues mettent des années a obtenir un grade en faisant correctement leur boulot, quand d'autres l'ont même en étant absent pour longue maladie. Si près de la retraite, il faut bien leur faire une fleur. Aider les jeunes à évoluer n'est pas une priorité. 
Quant à l'un de mes amis, il remplace régulièrement son chef de service et l'un de ses collègues au poste plus élevé que le sien, mais n'a que le deuxième grade dans notre hiérarchie. Le suivant, il peut toujours attendre pour l'obtenir car avant lui passent et passeront d'autres personnes occupant des postes à moins de responsabilités. 
On ne va pas se plaindre, on a déjà la sécurité de l'emploi (quoique). Alors le gèle de nos salaires depuis des années et les évolutions de nos carrières qui se font au petit bonheur, ça reste vraiment anecdotique....

vendredi 12 avril 2013

Mais qui êtes-vous?

Lorsqu'on publie un blog, c'est d'abord pour être lu.
Bah oui! Sinon, autant écrire dans son journal intime que l'on gardera planqué sous son matelas ou dans une boîte cachée au fond d'un placard. Un journal, j'en tiens un aussi. De façon plus ou moins régulière. Mais ce que j'y mets, je ne le partagerai pas ici, ni ne vous dirai où je le garde.

On fait donc passer le lien (vive les réseaux sociaux!) espérant que quelqu'un cliquera dessus. Et là, on attend en vérifiant régulièrement les statistiques de notre page, voir si elle a été vue et combien de fois. Rien que quelques visites sont encourageantes pour se décider à écrire un nouvel article. Avec un peu de chance, nos premiers lecteurs auront aimé ce qu'ils ont vu et auront la curiosité d'aller voir comment cela évolue. Peut-être même que certains se joindront à eux. Et au fil des articles, la fréquentation des pages augmente.
Mais qu'est-ce qui fait que les gens viennent lire ces quelques lignes sans forcément grand intérêt? Qu'est-ce qui les attire? Qu'est-ce qui VOUS attire? L'attrait de la nouveauté? L'espoir de dénicher quelque chose sur l'auteur? Serait-ce du voyeurisme? Ou l'intérêt de voir comment la personne aborde certains sujets? L'envie de découvrir quelque chose de nouveau? Le titre du sujet est-il suffisant pour attiser la curiosité du lecteur?
Viendra ensuite la question de savoir si le contenu des articles intéresse vraiment les visiteurs du blog.

Mais pour le moment je me pose cette question: Qui êtes-vous, vous qui me lisez?

Allez! Soyez pas vache! Laissez-moi un petit commentaire en bas de cette page (je vous invite d'ailleurs à commenter les différents articles si vous le souhaitez, je me réserve tous droits de modération) ou "likez" le lien qui vous a amené ici...
Mais ne me laissez pas seule avec ma question!

samedi 6 avril 2013

Faux culs et langues de putes

Les faux culs et les langues de putes, on les rencontre tout au long de notre vie, parmi nos connaissances, nos collègues, voire parfois nos amis.
Je ne sais pas lesquels me sont le plus insupportable, sans parler des gens qui cumulent.

Ces rencontres commencent souvent à l'adolescence. Parce que dans un groupe mixte, il y a toujours une ou deux filles (dans mon cas) qui vous regardent comme une adversaire dans leur chasse aux mecs. Même si ceux-là ne vous intéressent pas et qu'ils ne vous voient pas autrement que comme une bonne copine, ces filles si sûres d'elles se doivent quand même de vous tailler quelques costards dans le dos, tout en vous faisant des courbettes, car quand même il ne faudrait pas se faire mal voir par les mecs qui vous apprécient.

Les ados, les jeunes adultes, on se dit qu'on peut les excuser. Ils sont jeunes, égoïstes, centrés sur leur petite vie. La maturité et l'expérience changeront tout ça et on ne croisera plus ce genre de personne....
Mais que nenni! Ces comportements puérils persistent avec le temps, deviennent plus sournois et ceux que j'ai rencontré ces derniers temps sont assez puants.
On a coutume de dire que la langue de pute est un comportement typiquement féminin. J'ai pu vérifié que ce n'était pas le cas et que ces messieurs se défendaient très bien dans ce genre d'exercice.

Déjà, je dois préciser que bien souvent j'ai l'impression de me retrouver en primaire.... Mais j'y reviendrais peut-être une autre fois.
Dois-je mon expérience au fait que je suis la seule femme dans un service d'hommes ou que je suis vraiment tombée sur des perles du genre? Je vous laisse seuls juges.
Toujours est-il que j'ai un jour appris les gentillesses qu'ils laissaient entendre à mon sujet. Que je vous situe les choses. Dans mon service, je sers la main à mes collègues pour leur dire bonjour, mais il m'arrive de faire la bise à certains hommes avec lesquels je m'entend bien, souvent travaillant dans d'autres services que le nôtre. Rien que de bien ordinaire. On ne mélange pas tout et ces messieurs ne sont que de simples collègues. Mais il faut croire qu'ils ne voient pas les choses ainsi car j'ai un jour entendu parler d'une de leur conversation dans laquelle ils sous-entendaient que je ne me contentais pas de faire la bise à ces privilégiés. Je ne veux pas en savoir plus, mais au moins je sais à quoi m'en tenir. Et oui, qui l'eut crû de la part d'hommes majeurs, collaborateurs sérieux, chefs de famille... 
Et parmi ces mêmes hommes, certains ne se gêneront pas pour dire la petite phrase qui va bien, à la bonne personne, histoire de laisser à penser, par exemple, que vous ne prenez pas vraiment votre travail au sérieux. Et ces gens si prompts à se faire des films et des idées ne se poseront pas de question quant à l'exactitude des faits relatés et à leur interprétation...

Nous savons bien que nous ne vivons pas dans le monde des Bisounours , ou alors peuplé de "Cœur de Pierre" et de "bestioles". On nous le répète assez souvent. Mais c'est usant de devoir se méfier des gens qui nous entourent à longueur de temps. 


samedi 30 mars 2013

des différences d'âge et de l'évolution des relations

Avez-vous remarqué comme les différences d'âges ont l'air de se gommer avec le temps?
Quelques mois entre de jeunes enfants paraissent des années et plus tard on oublie les années qui nous séparent de certaines personnes que nous côtoyons. 
Souvenez-vous quand adolescent(e) vous étiez  le centre du monde pour de plus jeunes que vous qui vous admiraient. Vous ne les avez d'ailleurs sans doute pas vu(e)s.... Remontez alors un peu plus loin, quand c'était vous qui admiriez ce garçon ou cette fille un peu plus âgé(e), que vous imaginiez comme un frère ou une sœur potentiel(le), ou que vous regardiez tel(le) un(e) amoureux(se) transi(e), espérant qu'il ou elle pose le regard sur vous et vous remarque enfin. Mais vous saviez au fond de vous que cela n'arriverait pas car c'était "un(e) grand(e)".... Il ou elle avait trois ans de plus que vous.... 
Ces trois ans de différence sont ceux que j'ai avec mon petit frère. Pas grand-chose en somme, mais pendant des années je ne voyais pas les gens de son âge ou plus jeunes autrement que comme de petits frères ou de petites sœurs potentiel(le)s. Quant à ceux de la génération suivante, je ne savais même pas qu'ils existaient. Ils et elles n'étaient que des êtres négligeables. Les appréhender comme des ami(e)s paraissait invraisemblable car nous n'avions pas la même maturité, pas les mêmes centres d'intérêts, du moins le pensais-je, persuadée de ma supériorité propre aux gens de mon âge. Quant à les imaginer comme d'hypothétiques amoureux.....même quand on dépasse l'âge fatidique  du détournement de mineur, cela nous semblait inconcevable. 
Et puis on grandit. Tous. La différence d'âge ne nous apparaît plus comme une donnée essentielle dans les relations que nous avons avec les individus. Certains de mes amis ont 15 ans de plus que moi, d'autres 15 ans de moins. La seule chose étrange est que maintenant je peux dire de certains qu'ils pourraient être ma fille ou mon fils (et là ça fiche quand même un coup de vieux!). Il m'arrive régulièrement de faire connaissance avec des gens que j'ai forcément croisés quand j'étais plus jeune, mais à cet âge où on ne voit que ceux du nôtre, et de nos rencontres présentes découlent souvent des amitiés. Comme quoi, il y a un âge pour tout.
En ce qui concerne les relations amoureuses, les mentalités évoluent. Un "vieux" avec une "jeunette", ça n'a jamais vraiment dérangés les gens. Ou en tous cas, ils y trouvaient une explication plausible. Je vous en ferai grâce car en général elles sont très dévalorisante pour les femmes. Cela dit, on entend les mêmes à l'égard de certains jeunes hommes s'affichant avec des "cougars". Mais, il faut tout de même reconnaître que se sont bien souvent ces femmes qui sont montrées du doigt contrairement à leurs pendants masculins. Faute à l'image servie des années durant par notre société patriarcale. Mais là n'est pas le sujet, revenons plutôt à nos agneaux, comme disait le poète.
Beaucoup de mes amies et connaissances sont en couple avec des hommes plus jeunes qu'elles de plusieurs années. Ils se sont rencontrés à un âge où l'équilibre était rétabli et où cet écart n'avait plus d'importance. Pour autant, à chaque début de ces relations, on entend les uns et les autres emmètre des réserves quant à la suite de cette liaison comme si cette différence insignifiante quand on parle d'amitié devenait essentielle en amour. Pourtant, je vous le dis, l'écart qu'on veut y voir ne sont que des chiffres. 
Lorsqu'on est jeune, l'âge nous paraît important car c'est ce qui nous permet de nous situer par rapport aux autres. En vieillissant, nos affinités, nos milieux sociaux et centres d'intérêts priment et jouent ce rôle. 
J'évolue dans des milieux où tous les âges et tous les genres se côtoient et cette diversité ouvre mon quotidien sur de multiples possibilités d'échanges agréables, voire passionnants. 
On apprend à tout âge. On apprend de tous âges. Et si on me l'avait dit quand j'était petite, je ne l'aurais pas cru.

vendredi 15 mars 2013

Il y a des jours comme ça....

Pas forcément mauvais, mais pour autant les choses ne se passent pas vraiment comme on aurait voulu...

Un petit changement de planning du service dans lequel vous vous trouvez qui modifie le vôtre. 
Quand vous trouvez un peu de temps pour un travail d'écriture, vos collègues que vous pensiez occupés ailleurs sont finalement sont dans vos pattes et ont des conversations qui sont suffisamment inintéressantes pour faire perdre le fil.
Un message qui n'arrivera jamais.
Une fois rentrée, vous imaginez à quoi vous aller pouvoir passer les quelques heures suivantes avec votre cher et tendre, mais c'est sans compter sur le type qui vient faire la vérification de chaudière (à oui, c'est vrai! c'est aujourd'hui qu'il devait passer), ni sur la famille en transit (finalement, non, mais le temps en a profité pour filer)

Et voilà, la journée se passe et l'heure n'est plus à l'improvisation. Pour autant, pas question de s'attendre à n'avoir aucune petite contrariété.... M'enfin! Tant qu'on garde le moral!


A toi, lecteur qui t'ai déjà retrouvé dans ce rôle d'empêcheur de tourner en rond, ne t'en veux pas, tu n'y es pour rien si tu perturbes la vie que l'on se fait sans sa tête, tu ne savais même pas que tu allais la troubler. Moi-même je ne t'en veux pas.... Je n'ais qu'à pas oublier certains rendez-vous, ni me projeter tête baissée dans l'avenir de quelques heures. Je me dois aussi d'être honnête et admettre que certains de ces évènements en amènent souvent d'autres tout aussi sympathiques. 

fin: Pour autant, je pensais que les choses se passeraient autrement....


fin alternative: Et dire que c'est tous les jours comme ça!

lundi 11 mars 2013

Du Féminisme



Quand on lit certains avis sur le féminisme (que ce soit de la part d'hommes comme de femmes), il y a de quoi avoir peur:

GG, lycéenne, 19 ans: «Je ne suis pas féministe, parce que je pense qu’il n’y a plus vraiment de raisons de l’être. Ce qui devait être obtenu le droit de vote, l’évolution de l’image de la femme au foyer…, l’a déjà été. Par rapport à d’autres pays, on est vraiment très bien lotis.»

A et D G, professeurs, 45 ans: «On a moins besoin de revendiquer, parce qu’en France, beaucoup de choses sont déjà acquises.»

Une notaire de 42 ans: «Pour moi, le féminisme a une connotation négative, parce que les militantes sont trop extrêmes. Celles qui rejettent les hommes et disent vouloir assumer seule leur famille me dérangent.»

KP, 18 ans, étudiant en génie mécanique: «Les activistes de Femen, je les trouve limite. Si leur seule façon de s’exprimer, c’est de se mettre seins nus… Ça ternit l’image des féministes, elles perdent en crédibilité.»

PG, 52 ans, communicant: «Avec les problèmes de chômage et de pauvreté, le féminisme n’apparaît plus comme une priorité.»

Source : Ouest-France du 08/03/13


Il est vrai que quelques mouvements féministes ne donnent pas la meilleure image qui soit mais tous les groupes féministes ne sont pas FEMEN (pour ne citer que ce qui gêne vraiment l'opinion) et le féminisme d'aujourd'hui n'est plus celui de 68. Les mouvements ont évolué et les combats ont changé avec l'obtention de certaines égalités et de certains droits. Cependant, le féminisme a encore lieu d'être, n'en déplaise à certains, que ce soit chez nous, en Europe, en occident ou ailleurs dans le monde. Et on ne peut pas, on ne doit pas, se contenter de se battre pour soit même et son petit monde. L'évolution de notre société doit aussi passer par celle des autres.


Mais, définissons tout d'abord le féminisme:

Le féminisme est une ensemble d'idées politiques, philosophiques et sociales cherchant à définir, promouvoir et établir les droits des femmes dans la société civile et dans la sphère privée. Il s'incarne dans des organisations dont les objectifs sont d'abolir les inégalités sociales, politiques, juridiques, économiques et culturelles dont les femmes sont victimes. (wikipédia) 

Le féminisme n'est plus ni moins qu'un mouvement anti-sexiste. Chacun et chacune aura sa façon de se définir en tant que féministe, se sentira plus ou moins proche de tel ou tel courant de pensée, de telle ou telle organisation mais le but final restera le même: une certaine équité de la place de la femme dans la société face à celle de l'homme. Et les hommes n'en sont pas exclus, bien au contraire. L'évolution voulue par le féminisme ne peut se faire qu'avec eux et non contre eux.
Quand on dit «féminisme», beaucoup (hommes ou femmes) pensent lobby et haine des hommes. Cela c'est du féminisme radical, présent il est vrai mais non majoritaire, comme tout mouvement extrémiste. Malheureusement, c'est celui que l'on remarque le plus et qui stigmatise la cause féministe dans son ensemble. Je vous demanderai donc de ne pas en faire cas et de penser le féminisme autrement.
Les féministes ne sont rien d'autres que des hommes et des femmes qui tentent de faire évoluer la société vers plus d'égalité pour le bien de tous et pas seulement de la gente féminine.


Les sujets défendus par le féminisme sont divers et variés (tout comme la façon dont ces combats sont menés mais là n'est pas mon sujet), pour autant je ne pense pas que certains soient plus importants que d'autres au point de les négliger, voire de les nier. Minimiser ce qui peut passer pour de la broutille revient à dévaloriser la lutte pour la condition féminine.

Prenons l'exemple de «l'affaire du Mademoiselle», petit détail qui a son importance. Du fait d'une mauvaise communication autour de la question, l'opinion publique n'a pas compris le fond du problème. Celui-ci était uniquement administratif. En effet, faire la distinction entre «mademoiselle» et «madame» sur les formulaires mettait en avant la situation matrimoniale des femmes, différentiation non faite pour les hommes, précision inutile et sexiste d'autant qu'à l'origine elle servait à savoir si la femme dépendait de l'autorité de son père («mademoiselle») ou de son époux («madame»). Je pense que je n'ai pas besoin d'aller plus loin dans ma démonstration, l'important à retenir étant que l'état français et son administration ont enfin reconnu le changement de situation de la femme dans la société.
Cependant, la formule de politesse, voire de séduction, orale n'avait rien à voir dans le débat mais malheureusement beaucoup de gens n'ont rien compris et ont tout confondu, faisant passer le débat comme inutile pour la cause et puéril. Et entendre encore maintenant: «Mademoiselle, ah non, pardon ça ne se dit plus, Madame, [...]», de la part d'hommes se trouvant souvent malins pour un tel trait d'esprit, m'agace énormément et montre à quel point le féminisme a encore beaucoup à faire pour changer les choses et faire évoluer les mentalités, même quand il s'agit de petits détails.


Penser que le féminisme n'a plus lieu d'être c'est ignorer le machisme-ordinaire qui nous entoure. Cela vous paraît normal, à vous, de se faire aborder dans la rue par des pseudo compliments et de se faire traiter de salope parce qu'on ne répond pas? D'entendre qu'une femme a réussi parce qu'elle est jolie? Que oui, elles ont des compétences, mais dans «leur» domaine, celui qui tourne autour de la maternité et du foyer? Et je ne parle pas des différences de rémunération ni du fait que les postes à mi-temps sont tenus en majorité par des femmes. Laquelle d'entre nous n'a pas été un jour confrontée au «soupçon d'incompétence», que ce soit dans sa vie professionnelle, associative ou même personnelle? Laquelle n'a pas eu un jour un doute sur sa légitimité? Et parmi les hommes, nombreux sont ceux qui, même de façon inconsciente, renvoient ces questions.
Le machisme-ordinaire, nous y sommes tous et toutes confrontés tous les jours et la première chose que l'on peut faire pour s'en débarrasser, c'est commencer par le remarquer et, comme l'aurait dit Stéphane Hessel, s'en indigner. Car non, il n'y a pas de «gène du ménage» et une femme camionneur n'est pas forcément homosexuelle. Une femme qui se promène en jupe, même très courte, ne le fait pas pour aguicher ces messieurs, ne leur en déplaise. Une femme portant décolleté a aussi la capacité de réfléchir et prendre les décisions adéquates.


Alors oui, le féminisme a encore et toujours sa raison d'être et chacun y a sa place à prendre. Et d'ailleurs, êtes-vous bien sûr de ne pas déjà être un peu féministes?...